Yvan Attal excellent dans le succès Race

L’histoire : Trois avocats, deux Noirs et un Blanc, sont sollicités pour défendre un Blanc accusé de tentative de viol sur une jeune femme noire, dans une chambre d’hôtel, à New York.
Quoique l’intrigue fait penser à l’affaire DSK, Race a été créée à Broadway en 2009. David Mamet nous parle de racisme, de bonne conscience et de préjugés: les protagonistes vont s’enferrer dans leurs contradictions selon une mécanique implacable.


Dans leur cabinet prospère, Jack Lawson (Yvan Attal, que j’ai trouvé exceptionnel dans son jeu, je ne le connaissais pas et j’ai été enchantée) et son associé Henry Brown, (Alex Decas, très moyen dans son interprétation) s’interrogent sur l’intérêt d’accepter une affaire délicate, d’aller jusqu’à un procès incertain. Ils tergiversent sous le regard de Susan (Sara Martins), leur assistante, une stagiaire noire talentueuse à laquelle Jack Lawson a décidé de donner sa chance. Après avoir débattu, ils font entrer leur client, Charles Strickland (Thibault de Montalembert), un homme riche et célèbre dont les «petits secrets» ne sont pas très avouables.
Le texte pousse les personnages dans leurs retranchements. Enfermés dans leurs préjugés, victimes de leur milieu socioculturel, ils campent sur leurs positions jusqu’à ce que les certitudes se délitent. Quand chacun des personnages est confronté à une vérité qui n’est pas la sienne, les masques tombent et les fragilités apparaissent.
Les mots tombent justes, à chaque fois. La parole a le rôle principal, celle qui manipule, influence, s’impose. Elle incite les acteurs à douter.
L’écriture est puissante, directe, humaine et percutante, Et entre séductions, ruses et manipulations, le public est dans un état jubilatoire.
Le style est puissant et on est dans une écriture économe, concise, tranchante, impitoyable.
Ici, la peau blanche devient l’objet de haines inédites.

Cette pièce traite d’un sujet puissant, sans parti pris, ni violence gratuite, sans démagogie.


Comédie des Champs-Élysées, Paris (VIIIe). Durée: 1.35 heures. Texte publié par L’Avant-Scène Théâtre. Loc.: 01 53 23 99 19.20120426-122329.jpg

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