In the Mood for Love ….

Le film LE FILM mon second film préféré : je ne crois pas l’avoir vu autant  que Blade Runner mais il reste un moment intense de bonheur…..

Un jour en surfant sur le net,  j’ai vu quelqu’un qui avait décrit toute les robes,

Le temps d’un époque révolue mais si riche en tissus, motifs et couleurs….

Et par chance, cette personne est devenue une copine et celle là n’est pas une « ette »

Allez voir son site : http://www.francoisecarre.fr/

Il faut aller sur le carré intitulé : in the mood for dresses… Vous y découvrirez combien de robes sont dans ce film, et les dessins, les tissus, la passementerie…

L’histoire du film : Hong Kong, 1962. Journaliste, Chau emménage avec sa femme dans un nouveau logement, en plein cœur d’un immeuble habité par la communauté shanghaienne

Il y rencontre Li-Chun, jeune femme qui vient elle aussi d’emménager avec son époux. Celui-ci, représentant d’une société japonaise, est régulièrement absent.

Lui-même souvent seul, Chau passe de plus en plus de temps avec Li-Chun, jusqu’au jour ou les deux amis découvrent que leurs époux respectifs sont amants…

Dès lors Li Chun et Chau essaient de comprendre comment cette histoire a pu commencer.

Et ainsi, ils tomberont eux aussi amoureux l’un de l’autre.

C’est la rencontre entre une femme et un homme dans un petit hôtel d’Hong Kong.

Mais c’est aussi une histoire d’amour avortée, la solitude, la difficulté d’exprimer ses sentiments, le temps qui passe et les souvenirs qui restent…..

Un brin mélancolique…

Avec un zeste de complexité sur les rapports humains et les rencontres insolites et improbables…


Le film a été écrit et dirigé par Won Kar Wai

Les acteurs :Tony Leung, Maggie Cheung,Rebecca Pan, Lai Chen, Siu Ping-Lam

Ce film a eu pas mal de prix et même les Césars lui ont décerné celui du meilleur film étranger…

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Les Tendres Plaintes De Yoko Ogawa…..

C’est l’histoire de Ruriko. Elle  est calligraphe. Elle s’enfuie à la suite des infidélités de son mari, mais aussi sa douleur de se voir frappée, et elle part s’installer seule en pleine montagne, dans le chalet de ses parents. Elle rencontre Nitta, pianiste reconverti dans la fabrication de clavecins, désormais incapable de jouer en présence d’autrui. Auprès de lui se trouve Kaoru, sa jeune assistante également musicienne, ainsi qu’un vieux chien sourd. Un soir d’orage, Kaoru passe au chalet de l’arrivantepour lui apporter des bougies. Ainsi nait une sorte d’amitié  et d’amour difficilement ficelées et entremêlés l’une à l’autre, Rukiko se perd dans cette étrange relation.

C’est une femme entre 2 amours et entre 2 vies….

La description des états d’âmes des ces personnages est superbe. On ressent quasi physiquement ce qui se passe dans le corps et la  tête de l’héroïne.

Et la fin est également ambigüe. Je crois que les livres ou les films, qui me perturbent le plus, sont les fins pas claires, pas carrées, je crois que j’aime la certitude que demain restera comme aujourd’hui….

Est-ce si difficile de prendre son destin en main ?

Je me demande si la peur retient les sentiments et empêche d’aller de l’avant.

Je me demande comment partir, et pourquoi partir.

L’insatisfaction, ou le véritable désir d’aller à la recherche de sentiments forts.

Il faut du courage pour partir et prendre son destin en main. Et même si c’est difficile, comment y arriver ? Comment trouver ce courage ?  Où aller puiser cette force ?

Toutefois, Ruriko reste, tout au long du roman, un personnage désespérément seul. Et cette solitude est inhérente en chacun de nous ?