La mélancolie du dimanche par Christine Orban ……

 

Auteur : Christine Orban

Titre: La mélancolie du dimanche

2004

J’ai découvert ce livre en attendant les copines pour le café du jour, il trainait là sur l’étagère.

La photo était belle et l’auteur fait partie de mes amies sur Facebook……d’où cette irrésistible envie de le lire……

J’ai donc emprunté le livre à ce charmant troquet, j’y retourne bientôt, et je le glisserais innocemment sur l’étagère …….

Et c’est fait !!! Mea culpa :-))

 

 

Ca parle de quoi ? D’amour……. Et j’avoue que la quatrième de couverture est tentante très…

« Les dimanches ne sont pas des jours comme les autres. Surtout quant une jeune femme retrouve la lettre perdue de l’homme qu’elle a aimé, dix ans auparavant. Se débarrasse-t-on jamais des histoires inachevées ? »

Et voilà, j’étais harponnée, je voulais savoir la suite

Je voulais connaitre le contenu de la lettre …….

Et bien entendu, pas de lecture de lettre, et son contenu est révélé à la fin……

 C’est la mise en scène d’Indiana, référence à Indiana Jones, qui prouve que cette charmante jeune femme ne doit pas être très âgée…..

Elle hésite à ouvrir la lettre d’une personne si chère à ses yeux… d’un amour si…ultime.

Peut être les impressions latentes étaient si vraies, si intenses  et sa peur de vivre entièrement son amour pousse la narratrice à être toujours border line. Comme le flux et le reflux, elle danse sur la corde du désir, du mal être quand arrive le jour du repos.

C’est tendre mais je trouve l’écriture déchirante, c’est sensible, mais pour moi épuisant….

 Cette quête d’un destin mélangé, d’espoirs inavoués et d’amour perdu appelle à la rêverie.

 Le style est efficace, merveilleusement écrit, sans conteste. L’ensemble résonne mélodieusement.

Finalement, la jeune femme n’était pas prête à lire cette lettre, qui pouvait contenir les terribles mots d’une rupture….

En voulant d’abord la cacher, cette lettre a fini par se perdre.. puis dix ans plus tard, elle réapparaît un dimanche, ça ressemble à une arnaque de la vie, une claque, une tornade … Et les dimanches dans nos vies nous sont racontés sinistrement et trouve une étrange résonnance avec mes dimanches à moi, ça colle à la réalité.

La narratrice revient sur cet amour, l’amour pour cet homme à la fois si beau et si odieux et si douloureux, une histoire inachevée… assez destructrice en fin de compte…..  Mais c’est ça l’amour,n’est ce pas?  Cette chose odieuse qui vous transperce et vous lamine ?

L’histoire est lente, trop lente.

Beaucoup de jolies phrases qui brodent sur le silence.

Je dois avouer qu’il faut attendre presque 150  pages pour savoir si elle ouvre cette lettre, c’est un peu long tout de même ……..

Et la lectrice que je suis est frustrée, par une attente trop longue. Je suis  partagée entre séduction et maussaderie, et finalement « La mélancolie du dimanche » reste une jolie histoire qui se lit par un dimanche pluvieux……

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Victor Hugo, mon amour…..

« Rêve que je ne puis vivre sans toi, rêve que je pense à toi, rêve que je t’écris… »

Premiers écrits de Victor à Juliette, une histoire d’amour peu commune où deux êtres se sont aimés pendant 50 ans sans jamais s’appartenir…

Elle réponds : « Nous faisons chacun notre petit travail, toi tu compose, moi je t’aime »… Pauvre femme soumise à un tyran pendant presque 50 ans… Elle accepte tout, enferment, l’exil, et un festin de miettes d’amour…

Elle dit :  » Aimer, ce n’est plus vivre… » Je suis assez d’accord avec cette remarque, mille baisers ou dix mille n’épargnent pas un coeur meurtri…

Elle dit : « Dis-moi que tu m’aime, j’en ai besoin…. « Bien sur, qu’elle en a besoin !!! Il lui réponds :  » Je veux l’amour ou rien » … Elle aurait dû choisir !!!

Elle dit : A quoi m’auront servi ma confiance en ton amour, ma foi en l’avenir, et mon courage? » A peu de chose, il l’abandonne toujours au moment du danger….

Il lui dit : » De mon amour pour toi, tu n’en peux douter… » Mais pendant 7 ans il s’enivre d’une autre…

Elle dit : « Je me meurs sans toi… j’ai besoin de toi pour vivre… je me sens mourir…. » Et il n’est pas disponible…

Elle dit : « Aime-moi, aime-moi,si tu veux que je vive… » et lui de répondre : « Sois tranquille, tant que je serais là, tu n’auras pas à avoir peur…. » Mais il n’est pas là…

Elle dit : « Le courage consiste à enfermer sa douleur, il ne l’empêche pas…Il n’y a que ton amour qui puisse empêcher mon chagrin d’être du desepoir… » Il ne réponds rien …

Enfin, il dit : « Nous avons tout et nous n’avons rien si nous n’avons pas l’amour. Aimer ou avoir aimé cela suffit. Ne demandez rien ensuite….Je t’aime comme à la première heure, il y a presque 50 ans. » Mais elle est morte… Elle n’a pas entendu…

Rencontre, désir, amour, jalousie, exil, c’est l’histoire de Juliette Drouet et Victor Hugo.  23 650 lettres échangées…

A partir de cette monumentale correspondance, Anthéa Sogno a composé cette pièce qui illustre les grands moments de leur vie amoureuse, littéraire et politique.

jusqu’au 5 mai 2012, à la Comédie Bastille

Comédie Bastille
5 rue Nicolas Appert
75011 Paris

Les Tendres Plaintes De Yoko Ogawa…..

C’est l’histoire de Ruriko. Elle  est calligraphe. Elle s’enfuie à la suite des infidélités de son mari, mais aussi sa douleur de se voir frappée, et elle part s’installer seule en pleine montagne, dans le chalet de ses parents. Elle rencontre Nitta, pianiste reconverti dans la fabrication de clavecins, désormais incapable de jouer en présence d’autrui. Auprès de lui se trouve Kaoru, sa jeune assistante également musicienne, ainsi qu’un vieux chien sourd. Un soir d’orage, Kaoru passe au chalet de l’arrivantepour lui apporter des bougies. Ainsi nait une sorte d’amitié  et d’amour difficilement ficelées et entremêlés l’une à l’autre, Rukiko se perd dans cette étrange relation.

C’est une femme entre 2 amours et entre 2 vies….

La description des états d’âmes des ces personnages est superbe. On ressent quasi physiquement ce qui se passe dans le corps et la  tête de l’héroïne.

Et la fin est également ambigüe. Je crois que les livres ou les films, qui me perturbent le plus, sont les fins pas claires, pas carrées, je crois que j’aime la certitude que demain restera comme aujourd’hui….

Est-ce si difficile de prendre son destin en main ?

Je me demande si la peur retient les sentiments et empêche d’aller de l’avant.

Je me demande comment partir, et pourquoi partir.

L’insatisfaction, ou le véritable désir d’aller à la recherche de sentiments forts.

Il faut du courage pour partir et prendre son destin en main. Et même si c’est difficile, comment y arriver ? Comment trouver ce courage ?  Où aller puiser cette force ?

Toutefois, Ruriko reste, tout au long du roman, un personnage désespérément seul. Et cette solitude est inhérente en chacun de nous ?

A la rencontre du Castor Astral…

L’histoire : c’est la rencontre aussi improbable qu’inattendue de deux individus Marc Torralba et Jean-Yves Reuzeau, qui travaillent ensemble depuis 35 ans à la publication de livres de poésie ou de musique…

Jean-Yves est devenu un biographe incontournable de Jim Morrison, et étrangeté de la vie : quelque temps plus tôt j’étais au Père Lachaise voir sa tombe …

Bref, Le Castor Astral est une maison d’édition, et non, ce n’est pas un animal qui voyage dans les étoiles, non, non…

J’ai donc appris ce qu’était un diffuseur… mais aussi, comme dans tout corps de métier qui se respecte les créateurs contre les commerciaux… Bêtes noires que ces commerciaux !!!

Mais rude loi du marché …

On est obligé de passer par eux…

Les débats ont été vifs sur ce thème et pour ma part, j’ai trouvé ça marrant, qu’on soit dans une banque, une association ou une administration, il y a le front ou back office, les administratifs contre les commerciaux, les techniciens contre les commerciaux, et etc, et etc …

Éternels débats…

J’ai compris que Wikipédia n’est pas LA vérité.

Si Wikipédia dit que les cochons volent et bien non, ils ne volent pas forcement !!!

J’ai appris ce qu’était un trickster, sorte de farfadet, cyclothymique, comme le yin et le yang, ce fripon farceur est un esprit qu’on ne peut pas gérer…

J’ai appris que le présent de narration  a un côté intime, et a moins de profondeur dans le récit que le passé simple ou le passé composé… et qu’il faut être brillant si on veut l’employer… Ce n’est donc pas pour moi… pas encore… Le souvenir et la mémoire…

J’ai rencontré une artiste dont les dessins font penser à de l’héroic fantaisie : Maud Chalmel…

La question est : qu’est ce qui interesse mes lecteurs?

Bonne question à laquelle je n’ai pas encore de réponses …

J’écris pour vous qui ne me lisez pas encore et pour moi, parce que finalement j’aime écrire ….

Évidement, je ne suis pas Marguerite Duras, ou Jane Austen, Mais je peux faire des fiches de lecture…

En attendant, je vais vous parler de celui-là, les critiques sont unanimes… aussi, je l’ai commandé sur Amazon, (bien sur, c’est tellement plus facile… pourtant j’aimais bien les librairies….)

C’est une histoire de peoples, et comme mes peoples ont tous plus de 200 ans, je m’actualise….

J’ai envie de lire ce livre car Anne Wiazemsky a refusé les diktat de sa vie bourgeoise pour faire ce qui lui tenait à cœur…

Aurais-je le même courage?